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Territoires Energéthiques nr 16

N°16 – 2014S31

La revue de presse n’est que le reflet de la presse de la semaine, à travers les lunettes du rédacteur (qui ne changent pas d’une semaine à l’autre). Il est certain qu’il en ressort parfois de cruelles réalités : doit-on pour autant les écarter et peindre les lunettes en rose, pour ne faire de peine à personne ? Ce n’est pas la ligne que nous suivons. Il faut au contraire voir ces alertes comme des incitations fortes à l’amélioration, même si elle semble souvent difficilement réalisable : elle finira par s’imposer, à froid… ou à chaud, ce qui est beaucoup moins agréable encore.

Les énergies renouvelables, support de la démocratie participative et de l’indépendance nationale : (lien cliquable) Mais c’est au Danemark… C’est un pays où manifestement ce n’est pas une caste politico-technocratique qui confisque le pouvoir, mais où, au contraire, tout est fait pour que les citoyens participent en permanence à la politique concrète qui les concerne, notamment par l’appropriation des moyens de production, considérés comme un bien commun au service de tous et non comme une source de juteux gains et profits pour quelques uns.

Et bizarrement, le coût du kWh éolien terrestre (lien cliquable) y est deux fois moins élevé que celui du kWh issu du charbon ou du gaz naturel. Contrairement à ce qui se passe chez nous, tout est fait pour profiter des énergies renouvelables dans les meilleures conditions économiques, puisque la ressource est… locale et gratuite. Ce qui ne fait pas du tout l’affaire des grands groupes qui s’épanouissent grâce à des ressouces lointaines et des systèmes complexes, « permettant » de prendre des marges pharaoniques. Pour le nucléaire, les Danois ont aujourd’hui sous les yeux l’exemple de leurs voisins d’en face, les Finlandais, aux prises avec un projet catastrophique, Olkiluoto, dans lequel notre champion Areva n’échappera à la faillite que grâce à ses chers actionnaires : Vous, privés de tout mot à dire, puisque, gauche comme droite, « ils » vous puiseront dans les poches (au nom de l’indépendance énergétique nationale…).

Heureusement, nous avons (ils ont) Linky ! (lien cliquable) Ca y est. Le grand déploiement se dessine. Vous avez connu les radars automatiques sur le bord de nos routes (11 millions de contraventions en 2013, pour 700 MEuros de recettes). Vous ne serez pas dépaysés avec Linky, version universelle du bandit manchot électrique, dont la fonctionnalité de base est de mesurer et de transmettre, au moins toutes les dix minutes, vos consommations ou livraisons de courant sur le réseau électrique public. Ceci permet avant tout (c’est le deuxième article de l’arrêté précisant les fonctionnalités de Linky) de multiplier les classes tarifaires selon les plages horaires. C’est la participation « à la française » (le bâton plutôt que la carotte) : si vous ne vous équipez pas des appareils voulus pour surveiller « tout ça », vous aurez la surprise de voir vos factures gonfler, parce que, pas de chance, vous consommez dans des plages horaires où le tarif est devenu très cher, par exemple vers 19 h l’hiver… Remarquez, il suffit de le savoir et de prendre ses précautions en temps utile.

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, (lien cliquable) toujours dans une perspective de saine participation citoyenne,le titre VII, chapitre 1 du projet de loi sur la transition énergétique, officiellement en discussion depuis une semaine, prévoit une « simplification » des procédures pour réduire les délais, notamment pour l’éolien offshore et les lignes haute tension. On dit bravo ! Et on apprécierait le même élan en faveur de l’éolien terrestre et du photovoltaïque ! Bon, cela se ferait (un peu) « sur le dos » du débat et de la consultation publiques. Remarquez, c’est logique : puisque les citoyens ne sont nullement impliqués dans ces développements, quel besoin auraient-ils d’aller y mettre leur grain de sel ? A force de consulter les gens sur des sujets que maîtrisent parfaitement les technocrates, on finit par tourner en rond, puis en « eau de boudin », comme on l’a vu pour le projet CIGEO, à Bures.

Il y a heureusement de vraies bonnes nouvelles : (lien cliquable) Les grands constructeurs d’automobiles s’attaquent au marché de la voiture électrique « bon marché ». Bon, ce sont des Japonais (Nissan et Mitsubishi, le premier étant un peu « français »). L’objectif est d’atteindre un prix de 10 000 Euros, pour une vraie voiture destinée à la circulation urbaine et locale. Quand les Chinois et les Indiens vont s’intéresser à ce marché, nous avons espoir de voir ces prix tomber près de 5 000 Euros (le prix actuel d’un scooter électrique). C’est une étape importante dans la mutation des systèmes de mobilité, qui seront certainement multimodaux dans un futur proche, c’est à dire ne reposant plus sur la seule voiture universelle, coûteuse et fonctionnant aux carburants fossiles.

Rédaction : Marc Théry

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