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Pour répondre aux défis économiques et écologiques, Marie-Pierre Cassagne, du collectif «Toulouse en transition», prône un retour au local.

Lutter contre l’immobilisme, à l’échelle locale

Marie-Pierre CASSAGNE Toulouse en Transition 10 octobre 2013 à 14:07
FORUM DE TOULOUSE MIDI-PYRÉNÉES
Pour répondre aux défis économiques et écologiques, Marie-Pierre Cassagne, du collectif «Toulouse en transition», prône un retour au local.
> Marie-Pierre Cassagne sera présente au Forum «Quelle énergie !» organisé par Libération les 12 et 13 octobre à Toulouse. Venez échanger avec elle sur la question de l’immobilisme. Plus d’infos ici.
Le débat auquel nous convie le forum de Libé pose la question «Sommes-nous condamnés à l’immobilisme ?». A cette question, le mouvement des Villes en Transition propose une réponse à la fois catastrophiste et joyeuse. Ce mouvement est né en 2005 à Totnes, une petite ville du Devon, pour répondre aux questions des étudiants de Rob Hopkins, prof de permaculture. Ces étudiants, prenant conscience des conséquences du réchauffement climatique et du pic de pétrole, ont eu l’impression de se trouver devant un mur et ont posé la question suivante : «Que faire ?».
En ces temps de crises, nous nous sommes tous posé cette question, avec parfois la tentation de baisser les bras devant l’énormité de la tâche. Mais si beaucoup pensent que l’humanité est en train de basculer d’une ère de croissance à une ère de décélération à cause de la pénurie d’énergie, les Villes en Transition proposent une réponse différente des mouvements altermondialistes. Alors qu’ils essayent de faire bouger les lignes au niveau macroéconomique, la Transition articule ses propositions autour de la résilience locale. Un terme qui désigne selon Luc Sémal dans Penser la décroissance, «la capacité d’un écosystème à encaisser un choc sans s’effondrer et à se réorganiser en se réinventant pour le surmonter».
Rob Hopkins et ses étudiants ont cherché à appliquer ce concept très utilisé en permaculture à la ville de Totnes et, devant les résultats obtenus et l’enthousiasme généré, ont cherché à théoriser leur démarche pour pouvoir la reproduire dans d’autres territoires. Voici le message de Rob Hopkins : «Nous ne savons pas si ça va marcher mais nous sommes convaincus que :
– Si nous attendons les gouvernements, ça sera trop peu et trop tard
– Si nous agissons individuellement, ça sera trop peu
– Si nous agissons en tant que communautés, ça sera peut-être assez, peut-être juste à temps.»
Relocaliser notre économie
Aujourd’hui, nous utilisons du pétrole et du gaz dans tous les actes de notre vie courante : pour nous déplacer, pour nos achats de biens ou de services, pour nous chauffer et nous alimenter. Sur une terre où l’énergie fossile sera plus rare, plus question de faire venir des produits du bout du monde, il faudra relocaliser la plupart de notre économie à l’échelle de nos territoires.
A partir de ce constat, la Transition propose à tous les habitants qui le souhaitent d’élaborer un projet pour rendre leur communauté plus résiliente. La première étape consiste à bâtir une vision positive et optimiste à travers des ateliers participatifs où les habitants sont invités à imaginer comment ils souhaiteraient que soit leur ville dans 20 ans après le pic de pétrole. A partir de cette vision partagée, ils vont dans les étapes suivantes établir, pas à pas, un plan de descente énergétique dont le but est de définir les actions à mener pour rendre leur ville plus résiliente et plus autonome. Ainsi, «la descente énergétique transforme un problème en solution», comme l’explique Agnès Sinaï dans Penser la décroissance, et ce au travers de projets locaux de maraîchage, de vergers communs, de coopératives d’énergie, de monnaies locales et d’entreprises tournées vers les besoins du territoire.
Mais comment appliquer ce principe à Toulouse ? Une association a vu le jour, «Toulouse en Transition», pour lancer l’initiative et fédérer les énergies des Toulousains. Depuis deux ans, une dizaine de groupes ont été créés en fonction des actions (ruchers, permaculture, jardins sur les toits, quartier de chalets en transition, énergie…). Une étude sur les impacts du pic de pétrole sur Toulouse a également été réalisée. Certes incomplète et imparfaite, elle donne néanmoins des pistes pour améliorer la résilience de Toulouse. Nous vous invitons à la découvrir en cliquant sur ce lien et à venir débattre avec nous lors du Forum Libé samedi 12 octobre.

Lutter contre l’immobilisme, à l’échelle localehttp://www.liberation.fr/evenements-libe/2013/10/10/lutter-contre-l-immobilisme-a-l-echelle-locale_937997 Marie-Pierre CASSAGNE Toulouse en Transition 10 octobre 2013 à 14:07 FORUM DE TOULOUSE MIDI-PYRÉNÉES Pour répondre aux défis économiques et écologiques, Marie-Pierre Cassagne, du collectif «Toulouse en transition», prône un retour au local.> Marie-Pierre Cassagne sera présente au Forum «Quelle énergie !» organisé par Libération les 12 et 13 octobre à Toulouse. Venez échanger avec elle sur la question de l’immobilisme. Plus d’infos ici. Le débat auquel nous convie le forum de Libé pose la question «Sommes-nous condamnés à l’immobilisme ?». A cette question, le mouvement des Villes en Transition propose une réponse à la fois catastrophiste et joyeuse. Ce mouvement est né en 2005 à Totnes, une petite ville du Devon, pour répondre aux questions des étudiants de Rob Hopkins, prof de permaculture. Ces étudiants, prenant conscience des conséquences du réchauffement climatique et du pic de pétrole, ont eu l’impression de se trouver devant un mur et ont posé la question suivante : «Que faire ?». En ces temps de crises, nous nous sommes tous posé cette question, avec parfois la tentation de baisser les bras devant l’énormité de la tâche. Mais si beaucoup pensent que l’humanité est en train de basculer d’une ère de croissance à une ère de décélération à cause de la pénurie d’énergie, les Villes en Transition proposent une réponse différente des mouvements altermondialistes. Alors qu’ils essayent de faire bouger les lignes au niveau macroéconomique, la Transition articule ses propositions autour de la résilience locale. Un terme qui désigne selon Luc Sémal dans Penser la décroissance, «la capacité d’un écosystème à encaisser un choc sans s’effondrer et à se réorganiser en se réinventant pour le surmonter». Rob Hopkins et ses étudiants ont cherché à appliquer ce concept très utilisé en permaculture à la ville de Totnes et, devant les résultats obtenus et l’enthousiasme généré, ont cherché à théoriser leur démarche pour pouvoir la reproduire dans d’autres territoires. Voici le message de Rob Hopkins : «Nous ne savons pas si ça va marcher mais nous sommes convaincus que :- Si nous attendons les gouvernements, ça sera trop peu et trop tard- Si nous agissons individuellement, ça sera trop peu- Si nous agissons en tant que communautés, ça sera peut-être assez, peut-être juste à temps.» Relocaliser notre économie Aujourd’hui, nous utilisons du pétrole et du gaz dans tous les actes de notre vie courante : pour nous déplacer, pour nos achats de biens ou de services, pour nous chauffer et nous alimenter. Sur une terre où l’énergie fossile sera plus rare, plus question de faire venir des produits du bout du monde, il faudra relocaliser la plupart de notre économie à l’échelle de nos territoires. A partir de ce constat, la Transition propose à tous les habitants qui le souhaitent d’élaborer un projet pour rendre leur communauté plus résiliente. La première étape consiste à bâtir une vision positive et optimiste à travers des ateliers participatifs où les habitants sont invités à imaginer comment ils souhaiteraient que soit leur ville dans 20 ans après le pic de pétrole. A partir de cette vision partagée, ils vont dans les étapes suivantes établir, pas à pas, un plan de descente énergétique dont le but est de définir les actions à mener pour rendre leur ville plus résiliente et plus autonome. Ainsi, «la descente énergétique transforme un problème en solution», comme l’explique Agnès Sinaï dans Penser la décroissance, et ce au travers de projets locaux de maraîchage, de vergers communs, de coopératives d’énergie, de monnaies locales et d’entreprises tournées vers les besoins du territoire. Mais comment appliquer ce principe à Toulouse ? Une association a vu le jour, «Toulouse en Transition», pour lancer l’initiative et fédérer les énergies des Toulousains. Depuis deux ans, une dizaine de groupes ont été créés en fonction des actions (ruchers, permaculture, jardins sur les toits, quartier de chalets en transition, énergie…). Une étude sur les impacts du pic de pétrole sur Toulouse a également été réalisée. Certes incomplète et imparfaite, elle donne néanmoins des pistes pour améliorer la résilience de Toulouse. Nous vous invitons à la découvrir en cliquant sur ce lien et à venir débattre avec nous lors du Forum Libé samedi 12 octobre.

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