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Ekovores : deux designers imaginent d’une façon spectaculaire la ville de Nantes produisant et consommant localement

Deux designers Nantais ont imaginé des équipements pour produire local et bio :

http://www.20minutes.fr/nantes/816104-nantes-ville-verte-prototype


Pour l’instant, le projet n’existe qu’à l’état virtuel dans de petits films, mais nos deux inventeurs sont en pourparlers avec les élus de Nantes pour l’étudier avec les habitants :

http://www.telerama.fr/idees/et-si-demain-la-ville-etait-plus-verte,74656.php

« Notre projet s’inspire de ce qui se passe aujourd’hui à

Détroit, dans les transitions towns et des principes prônés par les locavores », expose Laurent Lebot (..) »

_Les fermes d’urgence_

Les friches urbaines en bordure de ville sont louées à des maraîchers et des éleveurs de proximité qui produisent directement pour les quartiers voisins. Les Ekovores y implantent des « fermes d’urgence ». Pour créer une véritable filière locale opérationnelle,

il est nécessaire d’installer une ceinture verte constituée de centaines de fermes maraîchères, en quelques années. Ces fermes sont constituées de plusieurs modules qui s’installent en quelques jours,sur des fondations légères.

_Les modules éoliens autonomes_

Les fermes d’urgence sont équipées de modules électriques éoliens à piles à combustible. Les modules sont installés à proximité et raccordés à la ferme. Ils offrent une solution simple et autonome pour stocker l’électricité produite sous forme d’hydrogène grâce au

principe de l’électrolyse de l’eau (…)

Les jardins familiaux

Ces barges potagers qui habillent les rives de la Loire

permettent la production de légumes et l’échange de savoir-faire au cœur de l’agglomération. Ils se combinent et se juxtaposent les uns aux autres le long des rives pour profiter pleinement du soleil et

créer un vaste paysage maraîcher sur l’eau. Ces lopins, attribués aux jardiniers amateurs, sont équipés de serres dépliables grâce auxquelles les plantations seront protégées du gel et des intempéries (…)

_Les ruches de ville_

Plantées au cœur de ronds-points, ces ruches sur pilotis articulés sont installées à bonne hauteur dans le domaine public dans des espaces qui peuvent être bordés par des haies. Ces ruches offrent un refuge aux abeilles dont l’existence est dangereusement menacée par l’utilisation des pesticides en zone rurale.

L’urbapiculteur, revêtu de sa combinaison, chausse ses échasses pouraller cueillir son miel. Il peut aussi choisir de rester au sol en manipulant le mât-pantographe. Gelée royale, gâteaux de miel deviennent accessibles localement (…)

_Les conserveries de quartier_

Elles sont édifiées au moyen de modules inoxydables aux normes sanitaires les plus strictes. Ces conserveries prennent place dans les délaissés urbains et profitent de la proximité des marchés.

Jeter, gaspiller, gâcher sont des verbes interdits : en fin de;marché, il n’est plus permis de détruire ou d’abandonner des fruits et légumes partiellement abîmés. Soigneusement glanés et triés, ils sont équeutés, émincés, hachés, ciselés, pelés ou concassés. Ils sont ensuite cuisinés sous forme de soupes et autres plats mitonnés pour écouler les surplus saisonniers en précieux bocaux appertisés pour s’en régaler hors saison (…)

_Les toilettes sèches publiques_

Urines et fèces sont le nouvel or noir des villes. Jusqu’alors vulgairement mélangées aux autres effluents du tout à l’égout, les déjections humaines font l’objet d’un véritable intérêt pour leur potentiel azoté. En les séparant très tôt des autres effluents, on élimine à la fois leur traitement coûteux en station d’épuration et

l’on dispose de produits fertilisants qui pourront produire un amendement gratuit (…)

_Les poulaillers Cocottes_

Les Ekovores installent des poulaillers urbains pour valoriser les fonds d’assiettes en œufs. Le coût de la collecte et du traitement des déchets incinérés est important pour la collectivité.

Il a été décidé de livrer deux poules à chaque habitant volontaire disposant d’un jardin. Chacune d’elle devient un outil pour transformer ces déchets organiques en cuisse de poulet et en œufs. A l’approche des vacances, la collectivité propose une solution de gardiennage collectif avec les poulaillers Cocottes. »

http://www.innovcity.fr/2011/11/10/nantes-invente-ville-verte/

(attention, l’article fait 16 pages)

il y a eut aussi deux émissions sur télénantes(eureko) et sur france culture(terre à terre).

Bizarrement, le site des Ekovores est en anglais mais pas les vidéos :

http://www.lesekovores.com/

Juste un petit bémol à ces idées créatrices, je crois avec François Ruffin que la consommation responsable a ses limites. Sans une politique protectionniste combattant le dumping social et environnemental, il y a peu de chances de se battre localement à armes égales contre les prix des différentes plates-formes de la

grande distribution.

2 comments to Ekovores : deux designers imaginent d’une façon spectaculaire la ville de Nantes produisant et consommant localement

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